Rubix S&I ajoute l’analyse des bruits à ses boitiers
connectés de surveillance de la qualité de l’air

Après la surveillance de la qualité de l’air dans les bâtiments, avec son Rubix Pod, et en extérieur, avec le WatchTower, la start-up toulousaine Rubix S&I (Senses & Instrumentation) s’intéresse maintenant aux nuisances sonores, avec de nouvelles perspectives de marchés.
Toujours plus de capteurs. Avec son Rubix Pod, un objet connecté et interactif qui embarque une douzaine de capteurs (température, hygrométrie, lumière, particules…, mais aussi capteurs de gaz et capteurs d’odeurs), la jeune start-up toulousaine Rubix S&I s’est s’attaquée début 2017 au marché de la qualité de l’environnement au travail. De l’environnement intérieur, Rubix S&I est passée très vite à l’outdoor avec une seconde famille de produits, les WT1 (WatchTower), qui permettent, toujours selon le même principe, d’analyser l’air ambiant jusqu’à plus d’un hectare. Les premiers succès commerciaux sont au rendez-vous, principalement auprès de grands groupes pour de la surveillance de sites industriels, mais aussi de collectivités intéressées par ces bornes connectées d’analyse de l’air.

Des marchés significatifs avec Riga et Bangkok

Nous venons de remporter un important marché auprès de la communauté urbaine de Bangkok, en Thaïlande, pour équiper toute la ville de nos bornes connectées“, se félicite Jean-Christophe Mifsud, président de Rubix S&I. La capitale de la Thaïlande entend ainsi disposer d’une solution fiable pour analyser en temps réel l’air de la ville, mais surtout identifier les gaz et les odeurs et leurs sources afin de faire respecter sa nouvelle réglementation. Une première tranche de 50 modules WT1 va être déployée, pour environ 500 000 dollars, pour équiper les principaux carrefours de la ville. “A terme, le marché de Bangkok pourrait dépasser les 5 millions de dollars“, souligne Jean-Christophe Mifsud. Les solutions connectées de la start-up toulousaine ont aussi séduit la ville de Riga. La capitale de la Lettonie souhaite ainsi mieux surveiller les activités industrielles sur son port pétrochimique.

Avec l’analyse de nuisances sonores, la start-up compte élargir sa clientèle

Depuis sa création en mars 2016, Rubix S&I cherche à améliorer ses gammes de produits en intégrant sans cesse de nouveaux capteurs et fonctionnalités. Outre l’analyse en continu des paramètres physiques ou chimiques, tels que les gaz et particules allergènes, ses objets connectés permettent aussi de mesurer les vibrations et les bruits, avec une très grande précision. “Grâce à un microphone à transformée de Fourier, notre solution permet de cartographier en temps réel les nuisances sonores et d’identifier leurs sources“, précise Jean-Christophe Mifsud.
Testées initialement dans un contexte industriel, à la demande d’un équipementier automobile, pour surveiller des ateliers et jusqu’au bon fonctionnement de certaines machines-outils (certains bruits sont caractéristiques d’une défaillance prochaine de la machine), ces nouvelles fonctions, aujourd’hui intégrées dans les Rubix Pod, devraient bientôt être ajoutées aux boitiers WT1. Bris de glace, accidents de la route, coup de feu, jusqu’au type d’arme à feu utilisé…. Autant d’informations qui permettront aux équipes de secours ou de sécurité de mieux préparer leurs interventions. La société toulousaine est actuellement en négociations avancées avec plusieurs villes dans le monde, dont la ville de Los Angeles, aux Etats-Unis, pour fournir cette solution de surveillance des bruits.

Intégrer ses boitiers connectés dans des lampadaires

En parallèle, la start-up s’apprête aussi à signer un partenariat avec une filiale d’Active’Invest – le groupe français d’investissement est l’un de ses actionnaires de référence – pour intégrer ses boîtiers connectés WT1 dans des lampadaires. Avec cette solution commune, les deux sociétés pourraient se positionner sur d’importants marchés d’aménagement urbain à l’international.

Rubix S&I, dont l’effectif a été porté de 6 à 11 salariés depuis le début de l’année, compte réaliser en 2017 un chiffre d’affaires de 400 000 euros (contre 150 000 euros réalisés sur 9 mois, dès 2016) et table sur 1,5 million d’euros pour 2018 et 6 millions d’ici 2020

MARINA ANGEL

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