Article du 17/01/2017 issu du site Usine-Digitale.fr : http://www.usine-digitale.fr/article/rubix-pod-un-objet-pour-mesurer-la-qualite-de-l-environnement-au-travail.N488764

Rubix Pod, un objet pour mesurer la qualité de l’environnement au travail

La startup toulousaine Rubix Senses & Instrumentation vient de donner le coup d’envoi à la commercialisation de sa Rubix Pod, un objet connecté bardé de capteurs, qui s’intéresse à la qualité de l’environnement au travail. Une levée de fonds de un million d’euros est en vue.

rubix-pod Rubix Pod, un objet pour mesurer la qualité de l’environnement au travail © Rubix Pod

Analyser en continu des paramètres physiques et chimiques, incluant des gaz toxiques et des particules allergènes pour fournir des données objectives sur les nuisances détectables sur les lieux de travail. Avec son Rubix Pod, la jeune startup toulousaine Rubix S & I (Rubix Senses & Instrumentation) veux s’attaquer au marché de la qualité de l’environnement au travail.

UN OBJET CONNECTÉ ET INTERACTIF QUI EMBARQUE UNE DOUZAINE DE CAPTEURS

Après la cession de sa société toulousaine Alpha MOS et de ses fameux “nez” électroniques, son ancien président-fondateur, Jean-Christophe Mifsud, s’est lancé dans une nouvelle aventure entrepreneuriale, avec la création au début de l’année 2016 de Rubix Senses & Instrumentation. Hébergée au sein de la pépinière d’entreprise de Montaudran, à Toulouse, la startup a développé le Rubix Pod, une box dédiée à l’analyse en temps réel de la qualité de l’environnement des salariés sur leur lieu de travail. Le Rubix Pod combine les données de pas moins d’une douzaine de capteurs : température, hygrométrie, lumière, bruit, particules, vibration, 2 capteurs de gaz et 4 capteurs d’odeurs. Interactive, la box permet aussi aux salariés d’apporter leur propre ressenti.

UNE CARTOGRAPHIE EN 3D DES NUISANCES AU SEIN DES BÂTIMENTS

Peu encombrant, à peine 12 cm de largeur et de longueur pour 5 cm d’épaisseur, l’objet peu s’accrocher à un mur ou s’installer dans n’importe quel environnement de travail. A l’arrivée, la solution globale développée par la société toulousaine permet d’établir une cartographie en 3D très précise de la qualité de l’environnement au sein de locaux professionnels, mais aussi de générer des alertes et d’établir des recommandations. “Cet outil cible à la fois les services de ressources humaines pour identifier les sources de nuisance et oeuvrer à l’amélioration du confort des salariés, mais aussi tous les secteurs qui accueillent du public, que ce soit les centres commerciaux, les hôtels, les restaurants, les aéroports”, précise Jean-Christophe Mifsud. Une première série d’une centaine de produits vient d’être lancée sur le marché, avec des premiers contrats signés en France, mais aussi à l’international, en Europe et en Asie, notamment en Corée du Sud et au Japon.

UNE LEVÉE DE FONDS D’1 MILLION D’EUROS

Pour accélérer l’industrialisation et la commercialisation de son Rubix Pod, mais aussi poursuivre le développement de nouveaux produits, la startup toulousaine s’apprête à boucler une première levée de fonds de 1 million d’euros. “Nous avons confié la conduite de ce projet au cabinet spécialisé Rochefort et Associés, à Paris et nous comptons boucler l’opération avant l’été prochain”, souligne Jean-Christophe Mifsud.

UNE NOUVELLE VERSION POUR L’AIR EXTÉRIEUR ET UN PROJET MINIATURISÉ

En parallèle au Rubix Pod, la société propose les premiers prototypes d’un nouveau produit : une déclinaison adaptée à l’analyse de l’air extérieur, baptisé Watchtower. Une dizaine d’exemplaires devraient être mis en situation en 2017 pour surveiller des sites industriels, avant un déploiement commercial à plus grande échelle. “Nous travaillons aussi à la miniaturisation et à la portabilité de nos solutions”, confie Jean-Christophe Mifsud. L’idée est de proposer un objet connecté de type boîtier portatif, ou bracelet, toujours avec cette même approche multi-capteurs. Rubix S & I, qui emploie actuellement 6 salariés, compte réaliser dès 2017 un chiffre d’affaires de l’ordre de 350 à 400 000 euros. L’ambition est de faire plus de 6 millions d’euros dans un délai de 3 ans, avec un effectif qui devrait être porté rapidement à une quarantaine de salariés, entre le développement des équipes de R&D et des équipes commerciales. MARINA ANGEL Source : http://www.usine-digitale.fr/article/rubix-pod-un-objet-pour-mesurer-la-qualite-de-l-environnement-au-travail.N488764